soldatC’est quoi l’Armée du Salut ? Comment se définit-elle et quelle est sa raison d’être ?

Voici le Credo officiel :

* L’Armée du Salut est un mouvement international qui fait   partie de l’Eglise chrétienne universelle.

* Son message se fonde sur la Bible.

* Son ministère est motivé par l’amour de Dieu.

* Sa mission consiste à annoncer l’Evangile de Jésus-Christ et à soulager en Son nom, sans distinction aucune, les détresses humaines.

 

Un mouvement, une église, mais quel est son positionnement face aux différentes dénominations?

Nous nous réjouissons, chaque fois que le nom de Jésus-Christ est acclamé. Nous ne nous permettons pas de critiquer aucune autre dénomination, étant convaincus que Dieu n’est pas lié à des formes extérieures pour agir, et suivant en cela l’exemple du Christ et celui des apôtres. En ce qui concerne la France, l’Armée du Salut fait partie de la « Fédération Protestante de France ». 

 

Quelle est sa dimension dans le monde ?

Notre mouvement regroupe quelque 1 million de membres, dispersés dans 127 pays des cinq continents.

 

Quelles sont les particularités de votre présence dans les pays en voie de développement ?

Les activités spirituelles dans ces pays connaissent un réel succès, grâce au message simple et clair et une organisation basée sur une gestion sérieuse et transparente. Les actions sociales se sont adaptées chaque fois aux besoins locaux, notamment par l’animation des écoles, la gestion des dispensaires de santé et des projets de développement agricoles et autres.

 

Quelle est votre représentativité en Europe ?

L’Armée du Salut est représentée dans quasiment tous les Etats européens.

 

Comment êtes-vous structurés en France et Belgique ?

La France et la Belgique sont regroupées dans un seul territoire, qui compte près de 500 membres, répartis dans 36 lieux d’activités. C’est la « Congrégation » qui dirige et anime les activités chrétiennes, ainsi qu’un certain nombre de services sociaux de proximité. Les activités des établissements sociaux sous contrat avec les pouvoirs publics sont regroupées et administrées au sein de la « Fondation de l’Armée du Salut » ( voir site armeedusalut.fr).

 

Pourquoi cette structuration interne sous forme d’ « armée »?

Dans les toutes premières années de sa création, vers 1878, le mouvement a adopté cette structuration, inspirée par un simple souci d’efficacité et de clarté. Elle permet de définir et de repérer très rapidement les différents échelons de responsabilités depuis le « paroissien », appelé « soldat », jusqu’au responsable mondial et « Général ». Cependant il n’y a aucune connotation « disciplinaire » dans les relations entre les différentes composantes. 

 

Quel est le message particulier de la Congrégation et quels sont ses outils d’actions ?

Le message principal concerne invariablement l’expérience chrétienne personnelle. Nous pensons que la foi en Jésus-Christ est la clé unique pour accéder à une communion avec Dieu. Par la suite, une vie de témoignage et de service sont l’expression d’une reconnaissance envers Dieu pour le don du Salut reçu par grâce.

Le port de l’uniforme s’inscrit bien évidemment dans la thématique d’une « armée ». Il se veut l’expression de la sincérité des convictions, et du désir de témoigner ouvertement de l’espérance qui anime le salutiste.

La musique a toujours été une composante importante des activités religieuses. Une place de choix est occupée par des fanfares de cuivre. Leur origine remonte aux premiers temps, où les réunions avaient souvent lieu en plein-air. Dès lors, il fallait des moyens un peu radicaux pour attirer du public et pour accompagner ensuite les chants, pour lesquels elles fournissaient l’accompagnement idéal. Depuis, cette tradition musicale, renouvelée sous différentes formes, est toujours restée vivace.

 

Quelles sont les particularités des « cultes » de l’Armée du Salut ?

La première chose qui frappe est le fonctionnement « participatif » de ces services, par ailleurs quelque peu contradictoire avec une « discipline militaire ». Des chants gais alternent avec des prières libres. Un moment spécifique peut être réservé pour des interventions spontanées sous forme de partage d’expériences ou de réflexions. Si les circonstances s’y prêtent, il peut être lancé en conclusion de la prédication un appel pour venir s’approcher de Dieu, en se mettant à genoux au banc de la grâce.

Dès le départ, l’Armée du Salut a renoncé à la pratique de sacrements. Persuadée que l’expérience de la grâce personnelle était le seul critère pour accéder au cœur de Dieu. Cependant, tout salutiste est libre de se joindre aux cérémonies d’autres églises. Cette prise de position était soutenue par le constat de voir les affligeantes - et parfois virulentes - querelles de clochers autour de ces pratiques.

Le ministère féminin, activement pratiqué en « avant-première » dès la fondation, a eu bien du mal à convaincre les églises britanniques environnantes, avant finalement d’être adopté par la quasi-totalité d’entre elles. Dans notre organisation, plusieurs femmes ont été nommées comme chef mondial avec le grade de « Générale ». 

 

marechaleUne autre particularité était l’introduction du ministère du couple. Dans notre organisation, les « ministres du culte », appelés « officiers », ne peuvent se marier (sauf exception) qu’entre eux. Ils peuvent être nommés en tant que couple et suivent ensemble les mutations successives. Cependant, il peut arriver qu’on leur confie des responsabilités spécifiques et séparées. Jusqu’à présent, L’Armée du Salut est la seule église à procéder ainsi.

Difficile de parler de l’Armée du Salut sans mentionner son engagement dans les activités sociales. Cependant, ce n’était pas le but initial. Les différents engagements étaient en général dictés par des besoins criants, auxquels personne ne voulait répondre. Certaines de ces activités ont été plus tard prises en charge par les pouvoirs publics, ce qui a permis de se retirer de ces champs d’action ou de les confier à des services structurés, comme c’est le cas en France avec notre « Fondation de l’Armée du Salut ».

 

 

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